Vous savez aussi que des décisions ont déjà participé à sa dégradation, en témoignent la fermeture de bureaux, de guichets, la diminution des horaires d’ouverture, de nombreux retards de distribution du courrier en particulier dans les zones rurales, l’explosion du travail précaire pour le personnel, la mauvaise utilisation de l’argent à la Banque postale…

L’an dernier le gouvernement avait semblé reculer sur le statut de la Poste après les fortes mobilisations auxquelles un grand nombre d’élus Seine-et-Marnais avait participé, en signant notamment la pétition de notre association, ce dont je les remercie. Mais cette année, l’Etat persiste avec l’ouverture du Capital de la Poste qui est le début la privatisation. Nous avons tous en mémoire les cas de France télécom, de GDF… Le changement de statut et l’ouverture du capital de La Poste soumettraient en effet la gestion de l’entreprise aux exigences de ses actionnaires, au détriment des missions de service public. Cela conduirait à l’abandon des activités jugées peu rentables, avec des conséquences graves pour la population et pour l’aménagement du territoire.

Nous ne sommes pas dupes des promesses réservant le capital aux seuls acteurs publics. Le changement de statut entraînera inéluctablement l’ouverture du capital à des acteurs privés. Le gouvernement avait en effet la possibilité de choisir le statut d’établissement public d’intérêt industriel et commercial pour injecter des capitaux publics.

Le Collectif national contre la privatisation de la Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal a décidé d’appeler toute la population de notre pays à participer à une votation citoyenne le samedi 3 octobre dans toute la France.

Toutes les organisations, tous les citoyens membres de ces collectifs ont décidé de mettre toutes leurs forces pour que cette votation soit organisée dans chaque commune et (ou) dans chaque lieu de travail et (ou) devant chaque bureau de poste.

C’est le sens de ma lettre. Quel que soit votre avis sur la question, je sais que vous ne voulez pas passer outre l’avis de nos concitoyens sur cette question et que cette votation pourra favoriser l’échange d’idées. Aussi je vous suggère d’accueillir favorablement cette requête et, par exemple, de faciliter le travail de toutes les citoyennes et citoyens qui voudront organiser cette votation dans votre commune ou d’en prendre vous-même l’initiative. Vous trouverez tous les renseignements : affiche, appel, bulletin de vote, sur le site :

http://www.appelpourlaposte.fr

Vous remerciant de votre attention, je vous prie d’agréer, cher-e collègue, l’expression de mes sentiments les plus cordiaux