L'adoption de ce traité qui prévoit entre autre la « règle d'or », c'est à dire la priorité absolue au remboursement des banques, va bien évidemment peser lourdement sur les services publics d’État (santé, sécurité, éducation, culture, justice, etc...) déjà saignés par 10 années de politique de droite.

Au delà, c'est également sur les collectivités qui représentent aujourd'hui 70 % de l'investissement public, que la pression « austéritaire » des marchés va s'exercer. Entre poursuite des transferts de compétences et baisse des dotations d'un État rendu artificiellement exsangue, les collectivités vont faire les frais de cet effet de ciseau. Sans moyens, elles n’auront d'autres choix que de réduire leurs services à la population ou d'augmenter les impôts.

Depuis 1995, la municipalité de gauche, et notamment les élus communistes, ont conduit à Chelles une politique ambitieuse visant au développement des services publics rendus à la population tout en maîtrisant la pression fiscale sur les foyers chellois. Cette politique aura permis de grandes avancées dans le quotidien de tous les Chellois, de tous âges et de toutes conditions : places en crèche, équipements culturels, sportifs ou dédiés à la jeunesse, accompagnement social, université inter-âge, transports publics accrus, construction de logement pour tous, etc...

Soyons clair, l'adoption du traité constitue une menace grave quant à la poursuite d'une telle politique au service de la population. Les élus communistes de Chelles appellent les parlementaires à rejeter ce traité et contribueront à la réussite de la manifestation du 30 septembre à Paris, organisée pour dire non à ce pacte et exiger la tenue un large débat démocratique.




A Chelles le 25 septembre 2012