Ensemble, nous pouvons promouvoir une gestion humaniste et progressiste des collectivités locales et territoriales respectueuse de l’environnement et de la santé publique, la solidarité internationale, la réorientation de la construction européenne. Cela est d’autant plus nécessaire qu’existent de formidables potentialités offertes par le travail des hommes et de femmes, ainsi que par les progrès scientifiques et technologiques. Or nous vivons une grave crise économique, financière et social, l’explosion des inégalités, l’exclusion d’une partie croissante de la population, de graves atteintes à l’environnement, des reculs démocratiques et de société. Les principes fondamentaux d’égalité et de fraternité sont remis en cause.

C’est bien le capitalisme qui en est la cause. Promoteur d’une économie mondialisée porteuse de concurrence entre les peuples, de délocalisations, de licenciements, de spéculations et de scandales financiers, il génère l’injustice, la violence et les guerres actuelles. Les forces du capital veulent faire perdurer leur domination, l’exploitation et l’aliénation de l’homme à l’argent. À l’échelle de notre pays et plus encore à l’échelle de la planète ce système engendre le désespoir et la misère, la pauvreté et les migrations, le nationalisme et les replis sur soi. La crise financière et les milliards engloutis ont déjà et auront des conséquences considérables sur l’emploi, le pouvoir d’achat, les conditions de vie et de travail. Elle compromet l’avenir des générations. La politique engagée remet en cause les droits les plus élémentaires de chaque citoyenne et citoyen qui consistent à pouvoir travailler, s’éduquer, se loger, se déplacer, se soigner et se cultiver. Elle met aussi en péril les équilibres environnementaux de la planète. Cette politique durement ressentie engendre des résistances, des luttes s’engagent que nous soutenons et que nous voulons contribuer à amplifier.

Il n’y a en effet aucune fatalité à cette politique économique et sociale régressive. Nous refusons toute résignation et sommes déterminés à agir, à mobiliser et à rassembler pour créer les conditions d’une alternative véritable et durable à celle-ci, d’un véritable et profond changement.

Elus communistes et républicains, nous n’avons évidemment pas le monopole de l’indignation et de la révolte. Nous connaissons, pour vous côtoyer dans les conseils municipaux, généraux et régionaux, les nombreuses valeurs que nous partageons et qui se déclinent en termes de solidarité, d’égalité, de respect, d’humanisme, d’antiracisme, de laïcité, d’internationalisme et de culture de paix. Nous militons pour l’émancipation et l’épanouissement de chacune et chacun, pour le maintien et le rétablissement et le développement de grands services publics au bénéfice de la population considérée dans sa diversité.

Les défis auxquels nous sommes aujourd’hui confrontés sont considérables. Défendre l’emploi et le pouvoir d’achat, participer aux luttes des diverses catégories sociales et en être le relais, obtenir des moyens pour les collectivités et défendre leur autonomie, promouvoir l’action publique, obtenir la réforme de la fiscalité locale en taxant les produits de la spéculation financière et les actifs financiers des multinationales… Relever ces défis impose que nous soyons plus forts et mieux organisés face aux dispositifs du capitalisme national et international.

Notre association, constituée depuis trente ans, représente un lieu de rencontres, de débats, d’échanges, de formation et de réflexion. Elle est à votre disposition et vous est ouverte pour que nous en fassions un espace commun. Nous pourrons ainsi, à partir de nos responsabilités publiques et sur la base de nos valeurs de gauche, contribuer ensemble à la construction d’une démarche de transformation sociale, politique et anticapitaliste de notre société.

Ensemble nous serons encore plus efficaces pour défendre nos concitoyens et promouvoirdes politiques locales, départementales ou régionales progressistes.