Halte au massacre : de partout, dans le pays, s’exprime de plus en plus clairement la volonté d’obtenir le retrait des projets de réformes des collectivités locales et de la taxe professionnelle.

Au delà des élu-e-s et des personnels territoriaux, des citoyens de diverses sensibilités expriment leur indignation face à l’entreprise de destruction de la démocratie locale et des politiques publiques qu’elle engendre.

C’est bien cela qui est visé avec la suppression de la taxe professionnelle et l’étranglement des moyens financiers, la fusion inavouée des régions et départements, le regroupement accéléré des communes qui n’auront plus d’autre choix.

C’est bien cela qui est visé avec la privatisation de pans entiers des missions et des services publics, la casse du statut de la fonction publique et la disparition à la clé de centaines de milliers d’emplois publics.

C’est bien cela qui est visé avec une re-concentration des pouvoirs pour les mettre hors de portée de l’intervention citoyenne, les placer sous contrôle d’un Etat chargé des décisions stratégiques, ouvrant aux grands groupes et leurs actionnaires le pactole que représente l’action quotidienne, moderne et efficace des collectivités et leurs investissements.

La mobilisation doit s’amplifier : rien n’est joué !

Du local au national, il faut nous faire entendre toujours plus nombreux pour mettre en échec cette attaque historique contre tout l’édifice public et le système social qui le caractérise.

Dans chaque commune, préparons le plus ouvertement possible des initiatives en se tournant vers les citoyens, les agents territoriaux et leurs organisations syndicales, les partenaires associatifs et bien entendu tous les élus et leurs associations qui souhaitent agir et ne pas s’en laisser compter.

Le 19 janvier, jour où s’entamera le débat au Sénat, retrouvons nous, forts des initiatives engagées dans nos localités pour amplifier la riposte et lui donner la dimension nationale indispensable.

Affirmons qu’une autre réforme des collectivités est possible, attestant de l’attachement profond du peuple de France à ses communes, ses départements et ses régions, à leur libre administration, leurs coopérations volontaires et aux services publics qu’elles développent pour conforter l’égalité républicaine et la solidarité nationale.

Rappelons que le mépris, ça suffit : au peuple le dernier mot !