Les bombardements sur Gaza et maintenant l’offensive terrestre est sans doute la plus grande opération militaire depuis la guerre des six jours de 1967 et ont déjà fait à ce jours des centaines de victimes dont la majorité sont des civils, des femmes et des enfants. Des organisations de médecins à Gaza ne peuvent plus faire face à l’afflux de blessés dans les hôpitaux et ont envoyé des messages d’appel au secours. Je proteste contre ces bombardements et cette nouvelle escalade de la violence, injustifiable, et tout à fait hors de proportion avec les tirs de roquettes du Hamas. Cela n’améliorera aucunement la sécurité de la population d’Israël. De plus, cette situation éloigne encore l’espoir pour les Palestiniens de voir enfin leurs droits reconnus, et risque de provoquer une reprise des attentats, condamnables eux aussi en matière de droit et de justice. Une nouvelle fois, le gouvernement israélien relance la violence et prend la responsabilité d’un recul de la perspective d’un règlement négocié du conflit.

Je m’adresse à vous pour que le gouvernement français prenne des initiatives urgentes et agisse dans toutes les instances internationales pour que celles-ci sortent de leur passivité et agissent :

• Pour l’arrêt des bombardements par Israël et reprendre les pourparlers avec le Hamas et obtenir un cessez-le-feu et la reconduite de la trêve.

• Pour la levée du blocus de Gaza et des mesures pour la protection de la population et pour faire face à la grave situation humanitaire de cette zone.

• Pour demander une conférence internationale sous l’égide de l’ONU avec toutes les parties concernées et les pays de la région pour relancer les négociation sur TOUS les dossiers : création d’un Etat palestinien aux côtés de l’Etat d’Israël sur la base des résolutions de l’ONU, le droit au retour des réfugiés…

• Pour accélérer la libération de tous les prisonniers et otages, en particulier celles de Salah Hamouri et de Guilad Shalit.

• Pour que les engagements pris lors de la conférence des donateurs à Paris suite à la conférence d’Annapolis soient respectés.

• Pour faire pression sur l’Etat d’Israël pour qu’il applique le droit international.

• Pour protester auprès de l’Union Européenne qui vient de rehausser les accords de coopération avec Israël alors que ceux-ci devraient être conditionnés à l’application du droit international en matière de Droits Humains.

Monsieur le Président, je vous remercie par avance et vous prie de croire en ma considération.



Corinne DUPONT Maire de Mitry-Mory