Pas de construction commune, les compétences de l’agglomération ne sont pas encore débattues, et notamment, dans chaque domaine, personne ne sait encore où se situera la limite de l’interêt communautaire. De ce fait, il n’y a pas aujourd’hui, de politique publique communautaire en place, juste la poursuite des actions préexistantes dans les anciens territoires. Une compilation d’actions que techniquement la commission finances a rassemblé et ajusté, mais dont les actions, la cohérence n’a pas été discutée dans les commissions de travail que nous avons constitué, en tout cas pas dans celle traitant de l’urbanisme, aménagement, habitat… ne se réunira que pendant les vacances d’avril, pour la 1ere fois. Nous souhaitons rappeler dans cette enceinte que nous avions demandé a plusieurs reprises, et aux parlementaires qui siégeait avec nous que même si un cap était donné par la CRCI, vers le regroupement de nos trois agglomérations, nous ayons le temps de réfléchir ensemble au projet de territoire, ce que nous voulions porter en commun, et plusieurs conceptions sont possibles, cela aurait pu être l’enjeu de 2020, et la fusion se faire sur la base du projet choisi par nos concitoyens. Malheureusement nous n’avons pas été entendus, Ce 1er budget ne lève malheureusement pas l’une de nos craintes, cette réforme territoriale porte en elle une régression des services publics offerts à nos populations, par une désorganisation plus ou moins longue des services préexistants, mais aussi par un ralentissement des projets et de leur validation, un retard pour la mise en service d’équipements pourtant utiles et nécessaires à nos populations, … Cela risque d’exaspérer nos concitoyens, et encore plus les équipes municipales en place, puisque nos projets prennent toujours corps, concrètement, dans une commune ou une autre. Chaque ancienne agglomération ayant ses propres particularités en matière de fonctionnement, de subventions, recherchées comme versées, d’endettement, de financement de ses projets, d’attributions de compensation….. Nous notons quand même que le Val Maubuée, avec ses 38 % d’habitants représente 64% des recettes budgétaires en fonctionnement comme en investissement. Ou encore que l’attribution de compensation de Champs sur Marne représente 7,3 millions, quand celle de Chelles, deux fois plus peuplée , ne représente que 2,6 millions. Nous serons vigilants à ce que les règles adoptées lors de nos discussions futures sur les aspects financiers, tiennent compte de l’histoire, des efforts antérieurs, d’intégration de nos collectivités…. Même si le mot solidarité a un sens, Il ne saurait y avoir les secteurs qui procurent des recettes et d’autres qui génèrent les dépenses. En attendant, pour le vote de ce budget nous notons quand même la poursuite du recul des dotations d’état, -2,308 million sur la DGF, un écrêtement de plus de 400000 euros de la compensation part salaire de l’ancienne taxe professionnelle….et nous continuons à dénoncer ce désengagement des finances publiques, alors que les collectivités locales sont génératrices d’activités et d’emplois par exemple …. Nous n’avons pas aujourd’hui de vision, en tout cas partagée par tous les délégués de la situation réelle héritée par Paris Marne la Vallée. Nous espérons que cela viendra, dans quelques mois peut être, avec les comptes administratifs des 3 anciens territoires comme 1er élément de connaissance. Dans ce contexte, nous pourrions alors nous abstenir de voter un budget dont chacun d’entre nous ne connait qu’une partie de sa construction et de ses finalités, celle de son ancien territoire Notre groupe a choisi majoritairement de, voter pour ce budget. Cette approbation étant avant tout, un acte de confiance envers les collègues , élus et les techniciens qui ont fait l’exercice de ce 1er budget, en espérant qu’il n’y ait pas de mauvaises surprises à venir et surtout en nous invitant, collectivement, à commencer à affiner des politiques publiques sur le territoire, si tant est que l’on puisse y arriver en 2016. Les débats sur les compétences, l’intérêt communautaires sont importants et sont devant nous, mais nous espérons et contribuerons à ce que nous n’ayons pas devant nous plusieurs années blanches, mettant au ralentit le développement du territoire et en sommeil la réponse aux besoins de ses habitants. A l’heure ou les chantiers vont démarrer pour 2 gares de la ligne 15, ou une évolution urbaine est programmée, notamment dans les contrats de développement territorial ou les projets de renouvellement urbain, ce serait dommage pour nos populations, qui auront alors raison de nous le reprocher.