Question orale sans débat.

"Monsieur Michel Billout attire l’attention de monsieur le premier ministre sur l’avenir du site industriel « WABCO Vehicle Control Systems » de Claye Souilly, en Seine et Marne. Ce site appartient à l'un des plus grands équipementiers mondiaux de systèmes de freinage électronique, de contrôle de stabilité, de suspension et de transmission automatisée pour les véhicules industriels. Parmi ses clients figurent les principaux constructeurs de poids-lourds, de remorques et d'autocars/autobus. Elle est la première entreprise industrielle de la commune, 22e de Seine-et-Marne. Après s’être séparée d’une cinquantaine d’intérimaires en décembre dernier, l’entreprise vient d’annoncer un plan de 84 licenciements en faisant état d'une chute importante de ses commandes pour l’année 2009. On aurait pu croire cette entreprise solide : WABCO, dont le siège se trouve à Bruxelles, emploie plus de 7700 personnes dans 31 pays à travers le monde.

En 2007, son chiffre d'affaires a augmenté de 20 pour cent pour atteindre 2,4 milliards de dollars, avec un taux de croissance annuel global de 8% sur les cinq dernières années. Or, sur le site de Clay Souilly, en 8 ans, les effectifs sont passés de 600 salariés en 2000 à 393 aujourd’hui. WABCO est à l'origine de quelques-unes des plus importantes innovations du secteur : premier dispositif antiblocage (ABS) pour les poids-lourds en 1981, premier système de suspension pneumatique à pilotage électronique (ECAS) pour les véhicules industriels en 1986, premier système CMS (Collision Mitigation System) avec freinage actif pour les véhicules industriels en 2008, premier système autonome de freinage d'urgence pour les véhicules industriels en 2008.

Dans le contexte du Grenelle de l’environnement - cette entreprise contribue à améliorer la performance, la sécurité, le rendement et la longévité des véhicules - et de la grave crise économique qui touche notre pays, il souhaiterait connaître les mesures que compte prendre le gouvernement pour soutenir cette entreprise à travers son plan « automobile » et intervenir auprès du groupe Wabco, afin qu’il envisage, au vu des bénéfices qu’il a engrangé ces dernières années, d'annuler le plan de licenciement de ses 84 salariés et de renoncer à toute délocalisation durant au moins 5 ans. "