"Cette année est une année charnière de redéfinition de la politique départementale dans le domaine de l’autonomie avec l’adoption de la loi sur le vieillissement, la revalorisation de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), le régime unique d’autorisation pour le secteur à domicile... bref autant d’enjeux essentiels pour les personnes âgées, les personnes handicapées et les aidants.

Si la maitrise de ce budget est évidemment nécessaire, je m’interroge et m’inquiète de l’augmentation inférieure à 1% des dépenses de fonctionnement alors que les bénéficiaires de l’APA et de la prestation de compensation du handicap (PCH) augmentent. Je m’inquiète également de l’augmentation de 0% du coût moyen journalier pour frais liés à l’hébergement en établissement des personnes âgées et handicapées. Nous connaissons des situations parfois très tendues dans ces établissements et un personnel formé et en nombre suffisant est nécessaire pour accompagner ces personnes en toute dignité.

La question du financement est donc entière : elle est posée à notre niveau comme au niveau national car l’Etat ne prévoit pas les moyens financiers pérennes pour couvrir les besoins. La ponction sur les retraités est un tour de force : c’est aux personnes âgées de payer leur perte d’autonomie alors que c’est à la sécurité sociale et aux ressources provenant des cotisations d’assurer cette charge au nom de la solidarité nationale.

Cette situation est d’autant plus grave que le reste à charge est lourd. Il pèse sur les personnes âgées dont le montant de la retraite baisse (800 000 retraités vivent sous le seuil de pauvreté) et sur leur famille."