Un des prétextes avancés pour justifier ce programme est l'intégration des énergies renouvelables dans le réseau électrique français. Mais ce que ERDF se garde de faire savoir, c'est que l’Allemagne, où les énergies renouvelables sont plus développées qu'en France, a renoncé à la généralisation de ces compteurs communicants.

En France, de plus en plus de communes s'y opposent. Leurs habitants s'inquiètent de la confidentialité des données et des conséquences sur la santé. A ce jour, plus de cent municipalités ont pris une délibération s'opposant à leur installation. Même si certains préfets font pression pour annuler ces délibérations, ces maires s'appuient sur les textes de loi qui font des communes les propriétaires des réseaux publics de distributions et donc des compteurs. ERDF n'en est que le concessionnaire et le gestionnaire, dont les missions sont clairement définies dans le code de l'énergie. Plusieurs problèmes sont minimisés ou passés sous silence. Le premier est celui des ondes électromagnétiques, qu'il s'agisse de celles émises vers les concentrateurs à l'extérieur ou par le courant porteur en ligne (CPL) à l'intérieur de nos foyers. Le principe du CPL consiste à superposer au courant électrique un signal à plus haute fréquence. Nos installations électriques ne sont pas adaptées au transport de hautes fréquences car elles ne sont pas blindées. Il faut émettre les signaux plusieurs fois pour éviter les erreurs de communication liées aux signaux extérieurs et aux atténuations. La plus grande partie de l'énergie injectée est ainsi rayonnée sous forme d'onde radio, classée potentiellement cancérigène par l'Organisation Mondiale de la Santé. Autre problème, c'est son « intelligence » qui pourra être utilisée à notre détriment à des fins commerciales purement lucratives. Il est aussi question de l'avenir du service public et de l'emploi. Qui va poser ces compteurs ?

Pourquoi des fabricants français annoncent la suppression d'emplois sur leur site de production ? Pour le coût de la pose et du matériel, on nous annonce qu'il est gratuit, mais en fait l'augmentation de deux contributions sur notre facture électrique sert à financer ce dispositif.

Vincent Benoist - dammarie.citoyenne2014@gmail.com